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Le Prince MURAT, 8ème Prince Murat et actuel chef de la Maison Murat, évoque pour nous en introduction à ce site, ci-après, la flamboyante, la majestueuse, la fascinante personnalité de son ancêtre, le Grand MURAT :

«Italiens, l’heure est arrivée où de grandes destinées doivent s’accomplir. La providence vous appelle à la Liberté. Un cri se fait entendre depuis Les Alpes jusqu’au détroit de Scylla, et ce cri est l’indépendance de l’Italie. Italiens unissez-vous et qu’un gouvernement de votre choix, une constitution digne de ce siècle et de vous, protège votre liberté et vos propriétés. »

Qui est l’auteur visionnaire de cet appel magique ? C’est Joachim Murat Roi de Naples avec sa proclamation de Rémini du 30 mars 1815 rêvant d’une Italie unifiée et indépendante… Le héros, le vainqueur mythique d’Aboukir, d’Iéna, d’Eylau ou de la Moskowa, le commandant de l’aile gauche de la Grande Armée à Austerlitz, « le Dieu de la cavalerie », « l’idole de l’Armée » qui collectionne les prouesses d’un croisé, d’un chevalier des temps modernes, c’est le même homme : Murat.
Celui qui le 13 vendémiaire permit à Bonaparte de briser l’insurrection royaliste avec les canons de la plaine des sablons, début de l’ascension de son futur beau-frère, celui qui sauvant la journée du 18 brumaire par son action audacieuse donne à Bonaparte les clés du pouvoir… Sans lui, pas de Consulat, pas d’Empire, encore le même homme.marechalmurat
Le Grand Duc de Berg et de Clèves qui réorganise et modernise sa partie de l’Allemagne avec comme capitale Düsseldorf, c’est le même « paladin » comme le décrivait Napoléon.
Ce Roi de Naples et des Deux Siciles qui libère Capri des Anglais, de Hudson Lowe, le futur geôlier de Napoléon à Saint Hélène, qui administre remarquablement le royaume de Naples, le délivrant de la féodalité, développant son économie, assainissant et pacifiant ses provinces, y épanouissant l’art et la culture, y promulguant le code civil, y luttant contre l’illettrisme pour « l’extinction du paupérisme » comme le fera bien des années après son neveu l’Empereur Napoléon III. Y améliorant les voies de communication, combattant le brigandage dans les Calabres. Ce souverain pionnier éclairé c’est encore lui… Le mari de Caroline Bonaparte sœur de Napoléon 1er lui aussi… Toujours lui… Ce « fondateur d’épopée » comme le décrivit Jean Tulard est ainsi un très grand homme aux innombrables facettes.
Maréchal et Grand Amiral de France, prince de l’Empire et de la famille impériale, Grand Duc de Berg et de Clèves, roi de Naples et des Deux Siciles, membre de la famille impériale. Pour éclairer, pour souligner la véritable dimension de Murat, de sa vie flamboyante aux multiples splendeurs, aux accents shakespeariens et romantiques, au cœur même de l’Empire où l’humain le dispute au surhumain, écoutons à nouveau Jean Tulard qui nous dit :

« nationalisme et indépendance, ces mots ressuscités à Valmy enterrent philosophes des lumières et despotes éclairés. Murat les a probablement entendus et compris avant Napoléon qui ne s’en fera l’écho (et encore ses propos ont peut-être été fabriqués par Las Cases), que trop tard à Saint Hélène. Ainsi c’est le « sabreur » qui a dans la tête une Europe des Nations qu’eut été plus solide que le Grand l’Empire et eut évité les Révolutions de 1830 et 1848. Entre deux oncles, Napoléon 1er et Murat, c’est du second que Napoléon III est le véritable héritier. Si Murat avait réussi en 1814 et en 1815, la face de l’Europe aurait été changée. Son unité n’a été brisée que par la force, elle ne pouvait réussir que par la solidarité de ses Etats. C’est la voie que prêchait Murat à Naples en défendant la conception d’un Grand Empire fondé sur des liens fédératifs et non sur l’autorité d’un homme. Calomnié par Napoléon, fusillé sur l’ordre d’un tyran déconsidéré, Murat meurt, osons le dire, en Martyr de l’Europe… »

« Premier des Martyrs de l’Unité italienne » comme le soulignera également le professeur Luigi Mascilli Migliorini. Telle est l’authentique, l’exceptionnelle mesure, l’immense envergure de Murat, « le Roi des Braves et le plus brave des Rois » comme le chanta Garibaldi. Alors comment s’étonner des brillantes alliances de sa descendance avec le gotha mondial, comme en témoignent celles de ses chefs de maison… Son fils aîné Achille épouse la petite nièce de Georges Washington, son petit-fils Joachim épouse la fille du Maréchal Berthier, prince de Wagram, allié lui-même à une princesse de Bavière, une Wittelsbach descendante directe de Saint Louis… Son arrière petit fils Joachim épouse la descendante du maréchal Ney, Prince de la Moskowa et bien d’autres exemples foisonnent dans l’ensemble des membres de la famille : alliances avec la famille Royale de France, avec les princes Hohenzollern, etc.
Ainsi se poursuit la légende de Murat. Faite de richesse, de générosité, de profondeur, de passion, de courage, de génie. Auréolé de grandeur, restituons-lui le cadre légitime qui est le sien : celui de l’éternité. »


LES GRANDS FAITS D'ARME DE JOACHIM MURAT
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